PUBLIC EDITING #2 reference text_2: COLLABORATION

PUBLIC EDITING #2 reference text_2:

COLLABORATION

Florian Schneider

text published on 02/17/2007 on http://summit.kein.org/node/190

If one principle could be seen to inform the opaque surface of what in the 1990s was called a “new economy” — the shifts and changes, the dynamics and blockades, the emergencies and habit formations taking place within the realm of immaterial production — it would certainly be: “Work together”.

Facing the challenges of digital technologies, global communications, and networking environments, as well as the inherant ignorance of traditional systems towards these, ‘working together’ has emerged as an unsystematic mode of collective learning processes.

Slowly and almost unnoticeably, a new word came into vogue. At first sight it might seem the least significant common denominator for describing new modes of working together, yet “collaboration” has become one of the leading terms of an emergent contemporary political sensibility.

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PUBLIC EDITING #2 reference text_1: IMMATERIAL CIVIL WAR

PUBLIC EDITING #2 reference text_1:

IMMATERIAL CIVIL WAR

Prototypes of Conflict within Cognitive Capitalism

Matteo Pasquinelli (Barcelona, September 2006)

We are implicit, here, all of us, in a vast

physical construct of artificially linked

nervous systems. Invisible. We cannot touch it.

- William Gibson, In the visegrips of Dr. Satan

Conflict is not a commodity. On the contrary,

commodity is above all conflict.

- guerrigliamarketing.it

1. A revival of the Creative Industries

In early 2006 the term Creative Industries (CI) pops up in the mailboxes and mailing lists of many cultural workers, artists, activists and researchers across Europe, as well as in the calls for seminars and events. An old question spins back: curiously, for the first time, a term is picked up from institutional jargon and brought unchanged into alt culture, used so far to debate other keywords (that may deserve an acronym as well!) and other post-structures like network culture (NC), knowledge economy (KE), immaterial labour (IL), general intellect (GI) and of course Free Software (FS), Creative Commons (CC) etc. The original 1998 definition adopted by the Creative Industries Task Force set up by Tony Blair stated: “Those industries that have their origin in individual creativity, skill and talent and which have a potential for wealth and job creation through the generation and exploitation of intellectual property”. 1 As you can see, social creativity remains largely left out of that definition: after many years Tony Blair is still stealing your ideas. Let’s try to do another backstory.

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Rédaction Publique aux Laboratoires d’Aubervilliers #2

Rédaction Publique aux Laboratoires d’Aubervilliers #2

Chers participants à la première session de Public Editing,

Public Editing #2 se tiendra le mercredi 16 juin à 19h30 aux Laboratoires d’Aubervilliers, avec pour invité le philosophe Florian Schneider.

Voici comment se déroulera cette session:

19h30 – 19h45 – introduction aux problématiques de la session (Bojana Cvejic et Ana Vujanovic, TkH)

19h45 – 20h15 – intervention de Florian Schneider, philosophe.

20h15 – 20h30 – questions, discussion

20h30 – 21h15 – chaque participant est invité à présenter en quelques minutes un projet culturel et/ou artistique qu’il/elle estime exemplaire pour les pratiques de “production immatérielle”.

ex:

Ana Vujanovic : wochenklausur gruppe (Autriche), notamment deux aspects de leur travail: ”Vom Objekt zur Intervention/ From the Object to the Intervention” and “Kunst und konkrete Intervention/ Art and Sociopolitical Intervention”. www.wochenklausur.at

Virginie Bobin : Hybris Konstproduktion, organisation initiée par les chorégraphes suédois Anders Jacobson et Johan Thelander, qui regroupe différentes activités de création, production, écriture, discussion et conseil sous la forme d’une entreprise. www.hybriskonst.org

Si vous souhaitez proposer un exemple à la discussion, merci de nous l’indiquer à l’avance par email (ou le jour de la session).

21h15 – 22h – discussion atour des exemples ci-dessus qui pourraient éventuellement donner lieu à des contributions pour le journal, et préparation de la prochaine session (mercredi 23 juin, 19h30).

Veuillez trouver ci-dessous un rappel des problématiques élaborées lors de la première session, des textes de référence, ainsi qu’un compte-rendu en pièce jointe.

Plus d’informations à venir sur le blog de TkH – Walking Theory, ainsi que sur le site des Laboratoires d’Aubervilliers.

Merci de faire circuler cette invitation à toute personne qui pourrait être intéressée. Dans l’attente de vous retrouver le 16 juin.

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illegal_cinema #4 – Corps des zones inhabitables / Bodies from uninhabitable zones

illegal_cinema #4 – Corps des zones inhabitables / Bodies from uninhabitable zones

Films projetés et discutés / Screened and debated films :

UNDRESSING MY MOTHER (2004)
Irlande, documentaire, 2004, Super 16mm, couleur, 6 min.

Réalisation: Ken Wardrop
Montage: Andrew Freedman
Directeur de la Photographie: Michael Lavelle
Opérateur Camera: Kate McCullough
Son: Ruth Treacy
Productrice: Kristin Brook Larsen
Production: Venom Film

Undressing my Mother est un documentaire poignant qui explore l’introspection singulière d’une femme sur son surpoids et le vieillissement de son corps…

+

BLACK FILM (1971)
Yougoslavie, documentaire, 1971, 35 mm, noir et blanc, 14 min

Réalisation: Zelimir Zilnik
Caméra: Karpo Acimovic Godina
Son: Dusan Ninkov
Montage: Kaca Stefanovic
Production: Neoplanta film, Novi Sad

Le temps d’une nuit, Zilnik recueille dix sans-abris dans les rues de Novi Sad (Serbie) et les conduit dans sa maison.

+

ICONS OF GLAMOUR, ECHOES OF DEATH (1982)
Yougoslavie, art vidéo, 1982, VHS, couleur, 11 min.

Réalisée sous le nom du groupe The Borders of Control no. 4
Auteurs: Marina Grzinic, Aina Smid, Dusan Mandic and Barbara Borcic
Production: SKUC-Forum, Ljubljana

Ce travail est l’une des premières œuvres du champ de l’art video qui ouvre et analyse l’institution de la masculinité à travers les pratiques de “travestissement” du socialisme…

+

BARBED HULA (2001)
Israël, installation vidéo, 2001, PAL, couleur, 2 min.

Auteur: Sigalit Landau

Une jeune femme fait rouler un cerceau de fil barbelé autour de la taille sur une plage du sud de Tel Aviv, la seule frontière calme et naturelle d’Israël…

Remerciements : VENOM Films, Zelimir Zilnik et le FRAC (Lorraine).

CORPS DES ZONES INHABITABLES (par Marta Popivoda)

Cette sélection de quatre courts-métrages, issus à la fois de la production cinématographique et de l’art vidéo, soulève la question du corps de différentes manières. Même la matérialité du medium choisi et les contextes sont différents: d’un ancien film en noir et blanc à une vidéo d’art de la période socialiste en Yougoslavie, en passant par un documentaire irlandais contemporain à la forme originale et une installation vidéo – performance politique israélienne. Tous traitent du corps sous différents régimes en le situant dans trois contextes distincts. Cependant, le lien tissé entre tous ces corps se construit, selon mon hypothèse, autour de l’idée qu’ils sont non-voulus, non-désirables, perdus ou invisibles, des corps en souffrance… Ou bien, pour le formuler comme Judith Butler, ils sont les corps “des zones inhabitables de la vie sociale, qui sont néanmoins densément peuplées par ceux qui ne jouissent pas de leur statut de sujet et qui vivent sous le signe de l’invivable.” Cette position sera le point de départ de la discussion à l’issue de la projection.

BODIES FROM THE UNINHABITABLE ZONES (by Marta Popivoda)

This selection of four short films and video works bring the subject of the body in very different ways. Even materiality of the media and contexts are different: from the old black and white movie and VHS video-art from socialist Yugoslavia to the contemporary creative documentary from Ireland and video installation/political performance from Israel. They all approach body in different regimes, and position it in three very different contexts. However, what connects these bodies is my assumption that they are no wanted, no desirable, left or invisible, bodies in pain… Or as Judith Butler would say, they are the bodies from “the uninhabitable zones of social life, which are nevertheless densely populated by those who do not enjoy the status of the subject, but who’s living under the sign of the unlivable”. This position will be a starting point for a discussion after watching the films.

illegal_cinema #3 – AUBERVILLIERS (Eli Lotar, 1945)

illegal_cinema #3 – AUBERVILLIERS (Eli Lotar, 1945)

Dans le cadre du projet illegal_cinema, TkH et Les Laboratoires d’Aubervilliers vous invitent à la projection et au débat:

Aubervilliers
(Éli Lotar, France, 1945, 24 min.)
+
Témoignage de Denise Izzi
(Éric Garreau, France, 2006, 6 min.)
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Occupation
(John Menick, France, 2005, 20 min.)
Ce film a bénéficié de l’Aide au film court, dispositif de soutien du Département de la Seine-Saint-Denis.

Une proposition de Carlos Sémédo, responsable du service de la vie associative et des relations internationales d’Aubervilliers

Lundi 7 Juin à 19:30, Les Laboratoires d’Aubervilliers

Si le terme insurrection désigne un soulèvement contre un système établi devenu révoltant, le film d’Éli Lotar intitulé Aubervilliers pourrait être défini comme insurrectionnel. Tourné dans les quartiers pauvres de la cité ouvrière éponyme à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, ce film avait été commandité par la municipalité communiste pour montrer l’état de délabrement dans lequel se trouvait la ville à la suite de la politique menée par la précédente équipe municipale dirigée par le pétainiste Pierre Laval. Il dresse le portrait de familles en grande détresse, contraintes de vivre et de travailler dans des conditions insalubres. À l’instar des chansons composées par Joseph Kosma et écrites par Jacques Prévert, le film rend hommage aux “gentils enfants d’Aubervilliers” qui survivent dans ce monde hostile.

“Partout sur les quais, dans les fabriques et les magasins généraux, le labeur de l’homme se poursuit tandis que monte dans le ciel irrémédiablement la sombre fumée des usines où l’on brûle les ordures et les chevaux morts de la ville de Paris”, affirme le commentaire en voix-off. La ville d’Aubervilliers est montrée comme le négatif de la capitale au-dessus duquel plane le fantôme de la guerre, le négatif délaissé et délabré des cartes postales vendus par milliers aux touristes de Paris. Il décrit le hors-champ de la reconstruction de la France d’après-guerre.
De plus, Aubervilliers est le récit des populations marginales devenues centrales le temps d’un film. La marginalité ici révélée comme une part constitutive de la collectivité, l’ombre dissimulée d’un tableau triomphal. Mais cette perspective sociale ne rend pas le film complaisant. Car l’insurrection est sans cesse traversée d’ironie, à l’image du vieil homme que l’on exproprie pour agrandir le cimetière. Les chansons, omniprésentes tout au long du film, participent de l’ironie tragique de l’œuvre. Bien que commandité par la ville, Aubervilliers a fait l’objet d’un refus de Visa d’exploitation à sa sortie.
Éli Lotar, fils de Tudor Arghézi, grand poète roumain, avait passé toute sa jeunesse en Roumanie, avant de venir s’installer en France en 1924. D’abord photographe, il travaille avec Germaine Krull et André Kertesz. Devenu directeur de la photographie pour le cinéma, il collabore avec Joris Ivens et Luis Bunuel. Aubervilliers, réalisé à la fin de sa vie en 1945, est sa seule œuvre en tant que cinéaste.

Pour mettre le film en perspective, seront projetés un entretien réalisé par Eric Garreau avec Denise Izzi, l’une des protagonistes du film d’Éli Lotar, ainsi que le court-métrage Occupation de John Menick, réalisé par l’artiste américain lors de sa résidence aux Laboratoires d’Aubervilliers en 2006, qui rend hommage au film Aubervilliers.

Malik, Sénégalais sans domicile fixe, vit dans une voiture à Aubervilliers et réalise lui-même des cartes postales de la ville qu’il vend pour survivre. Loin du pittoresque et de l’aimable, ses images immortalisent espaces périphériques et désaffectés qu’il traque au gré d’explorations nocturnes. Occupation suit une journée et une nuit de cette existence étroitement liée à la ville qui l’accueille et la rejette à la fois. 60 ans après Aubervilliers, l’artiste américain John Menick rend hommage au film d’Eli Lotar, et, à travers la figure à la fois singulière et exemplaire de Malik, dresse un portrait contemporain de la ville et de ceux qui la construisent.
© les Laboratoires d’Aubervilliers et John Menick

Voir un extrait vidéo d’Aubervilliers (Éli Lotar).